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Les TPE-PME se concentrent sur les formations réglementaires

Décryptage 29/05/2016

Les TPE-PME se concentrent sur les formations réglementaires

Les entreprises de moins de 50 salariés privilégient les formations obligatoires quand les grands groupes, mieux outillés en matière de formation continue, se concentrent sur l’accompagnement des salariés au changement.

Les TPE-PME se concentrent sur les formations réglementaires

Objectif des TPE-PME : répondre aux exigences réglementaires

Formations réglementaires privilégiées d’un côté, accompagnement du changement pour les autres. On savait déjà que le recours à la formation augmente avec la taille de l’entreprise. L’enquête Defis1 montre également que les entreprises, selon leur taille et leur secteur d’activité, n’appréhendent pas la formation des salariés de la même façon.

Le recours aux formations en situation de travail est presque systématique dans les grandes entreprises alors qu’il ne concerne que la moitié des TPE-PME de moins de 20 salariés.

Globalement, les TPE-PME se concentrent d’abord sur les formations susceptibles de répondre aux exigences réglementaires de leurs métiers :

  • 34 % des entreprises de 10 à 19 salariés sont dans ce cas,

  • 20 % des entreprises de 10 à 49 salariés ne prodiguent à leurs salariés que des formations obligatoires.

 

Objectif des grosses entreprises : suivre les évolutions

Dans les entreprises de 500 salariés et plus en revanche, la formation a d’abord pour vocation d’accompagner les changements (organisationnels, technologiques, etc.)

En comparaison des TPE-PME, les grosses entreprises ne sont plus que 15% à se concentrer sur les exigences réglementaires des métiers, et 7% à ne prodiguer à leurs salariés que des formations obligatoires.

 

Des recours à la formation différenciés selon le secteur d’activité

Toutes tailles d’entreprises confondues, les formations réglementaires sont centrales dans certains secteurs d’activité comme les transports (95 % des entreprises formatrices de ce secteur dispensent des formations réglementaires, 53 % d’entre elles ne finançant aucune autre formation), les industries extractives, l’énergie, l’eau, la gestion des déchets, la dépollution et la construction.

En revanche, les secteurs de l’information et de la communication, de la fabrication d’équipements électriques, électroniques et informatiques, investissent plus dans la formation, pour accompagner les changements.

 

Organisées pour former : outils, réseaux, plans

Autre enseignement de l’enquête Defi : « quels que soient leur taille et leur secteur d’activité́, les entreprises qui outillent le plus leurs pratiques de formation sont aussi celles où les salariés ont le plus de chances d’entre formés ». L’enquête s’attache pour cela à « repérer la présence dans l’entreprise d’un service ou d’une personne dont tout ou partie de l’activité́ est dédiée à̀ la formation, de canaux de diffusion de l’information sur la formation, d’un plan de formation, de procédures d’identification des besoins de formation, et des méthodes d’analyse des besoins de qualifications et de compétences. »

Une exception est faite néanmoins pour les entreprises dans lesquelles les formations obligatoires et réglementaires occupent une place essentielle et qui sont celles qui développent le moins de dispositifs et d’outils dédiés à̀ la formation. C’est le cas notamment des petites entreprises (mais aussi, toutes tailles confondues, des entreprises des secteurs de l’hébergement, de la restauration et de la construction) pour lesquelles le « recours à la formation dans une perspective d’investissement stratégique (accompagnement de l’introduction de nouveaux outils, de la montée en gamme, d’innovations, etc.) apparaît donc d’autant plus limité. »

 

Des partenaires variés pour la formation

Enfin à noter que si les OPCA apparaissent comme « des partenaires privilégiés pour accompagner les entreprises dans la mise en place de leur politique de formation », d’autres organismes sont également sollicités (organismes de formation, consultants, réseaux ou associations d’entrepreneurs ou de DRH, chambres consulaires, branche professionnelle, experts-comptables…).

« Les entreprises entre 250 et 499 salariés et celles les plus outillées sur le registre de la formation ont les taux de recours les plus élevés, notamment aux OPCA » précise l’enquête qui note que « si 40 % des entreprises déclarent avoir sollicité́ leur OPCA dans les trois dernières années, ce taux passe de 33 % pour les entreprises de 10 à 19 salariés à 60 % pour celles qui emploient entre 250 et 499 salariés et s’élève à̀ 46 % pour celles de 2 000 salariés et plus. » De même, les entreprises qui organisent une part importante de formations obligatoires sont d’autant plus nombreuses à̀ se tourner vers les OPCA, dont elles attendent d’abord une aide financière.

 

1. Le dispositif d’enquêtes sur les formations et itinéraires des salariés (Defis), conçu par le Céreq, a été mis en place à la demande des partenaires sociaux du Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle(CNEFP). Un panel de 16000 salariés est interrogé sur une durée de 5 ans (de 2015 à 2019). 4 500 entreprises représentatives du secteur privé de 3 salariés ou plus, dans tous les secteurs d’activité, en dehors de l’agriculture, ont également été interrogées dans le cadre du volet « entreprises » du dispositif.

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