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Nadine Pravaz : l'itinérance est une cure de jouvence

Témoignage 11/07/2016

Nadine Pravaz : l'itinérance est une cure de jouvence

Nadine Pravaz

Nadine Pravaz

  - 58 ans

Formatrice itinérante tertiaire administratif

« Avec l’itinérance, je me régale, mais mes amis et mes enfants me disent qu'ils ont retrouvé une Nadine rajeunie de 20 ans ! »

En bref

En rejoignant le dispositif itinérant en septembre 2015, Nadine Pravaz, formatrice dans le tertiaire administratif, a trouvé non seulement un métier qui correspond à son caractère dynamique et à sa manière de vivre, mais aussi une inattendue source de jouvence ! Explications.

« L’itinérance, c’est vraiment ce que je cherchais : ne pas m’endormir sur mon métier, avoir une remise en cause perpétuelle, faire preuve de réactivité, d’adaptabilité, d’ouverture sur les gens et m’enrichir professionnellement et personnellement des expériences que je vis. En fait, c’est simple : non seulement aujourd’hui, avec l’itinérance, je me régale, mais mes amis et mes enfants me disent qu'ils ont retrouvé une Nadine rajeunie de 20 ans ! »

Il ne faut pas pousser beaucoup Nadine Pravaz, 58 ans, formatrice en secrétariat, assistanat comptabilité, gestion commerciale et médicale, pour qu’elle parle avec chaleur et volubilité du dispositif itinérant, qu’elle a pourtant intégré il y a moins d’un an. « La formation et l’itinérance, affirme-t-elle, c’était presqu’écrit ! »
 

De jury à formatrice

Il faut dire qu’après avoir passé dix ans « à s’ennuyer » à la sécurité sociale de Chambéry comme agent administratif, cette nordiste de naissance sans qualification est partie vivre à Brive-la-Gaillarde avec ses trois enfants pour y créer, en 1991, Bureautexte Permanence, une affaire de « frappe de documents techniques et de permanence téléphonique » pour les grosses entreprises de la région mais aussi pour les PME, les TPE et les professions libérales.

« A cette époque, se remémore-t-elle, l’Afpa m’envoyait régulièrement les personnes qu’elle formait pour leur stage professionnel. Et comme j’avais accepté d’être jury pour la première certification, on peut dire que je faisais déjà de la formation sans être formatrice et presque sans le savoir ! »

Une expérience qui lui sera bien utile, quand, en 2002, l’ordinateur ayant massivement envahit les entreprises, elle doit fermer boutique faute de clients. Car après une longue période de flottement, où elle enchaîne les petits boulots de dactylo ou de secrétariat en intérim, l’Afpa se rappelle à son bon souvenir en mars 2006, en venant lui proposer un CDD de 4 mois pour travailler sur la révision d’un titre de Conseiller service client à distance à la Direction de l’ingénierie  de Neuilly Plaisance.

« Je me suis tellement prise de passion pour ce métier, confie Nadine, qu’en 2007 j’ai décidé de passer le titre de formateur professionnel d’adultes à l’Afpa de Saint-Jean de Védas, près de Montpellier. J’étais folle de joie car c’était mon tout premier diplôme ! »   
 

L'itinérance : une seconde vie

Sédentaire au centre de Brive-la-Gaillarde durant plusieurs années, Nadine décide de postuler au dispositif itinérant en mars 2015, après qu’Hervé Avignon, le manageur de formation du tertiaire lui en ai expliqué les contraintes et les avantages. « J’étais seule, mes enfants étaient grands, installés loin de chez moi, l’éloignement n’était donc pas un problème. C’est d’ailleurs une de raisons pour lesquelles j’ai expliqué pouvoir être mobilisable sur l’ensemble du territoire et non pas seulement à proximité de mon lieu d’habitation. »

Le Mans, Reims, Lyon, Nancy, Nice, Coutances, Bordeaux, Clermont-Beaumont : depuis septembre 2015 le dispositif aura largement exaucé ses vœux, avec des missions de 15 jours à trois semaines, en remplacement ou en renfort sur ces centres. « Pour quelqu’un comme moi qui suis dynamique, réactive et qui aime les défis, je crois que l’itinérance me correspond bien, analyse cette corrézienne d’adoption qui avoue même pousser ses stagiaires à la mobilité. « Sur les métiers dans lesquels j’exerce, prévient-elle, cela deviendra le quotidien de demain, quel que soit l’âge ».  

Alors que son plus grand désir serait de « faire de la formation dans les DOM-TOM ou à l’étranger », Nadine espère pouvoir continuer à exercer son activité jusqu’à 65 ans. « Mais je compte bien y arriver en bonne santé, conclut-elle, car même à la retraite, je bougerais ! »

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