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Les Victoires : Ingrid Dambrine, de la boucle à la ligne

Témoignage 30/05/2016

Les Victoires : Ingrid Dambrine, de la boucle à la ligne

Ingrid Dambrine

Ingrid Dambrine

 

conductrice d'installations et de machines automatisées

« J’aime bien relever les défis que je me lance à moi-même ! »

En bref

Après avoir été coiffeuse pendant 22 ans, Ingrid Dambrine est devenue conductrice de lignes automatisées grâce à une formation de six mois à l’Afpa de Villers-Saint-Paul, dans l’Oise. Des salons à l’usine, un virage professionnel à 180 degrés.

Coiffeuse, Ingrid Dambrine aurait pu le rester. Rien n’empêchait en effet cette native de Compiègne(Oise) qui, en 22 ans de pratique, avait déjà oeuvré dans cinq salons de coiffure différents (dont le sien, de 1995 à 1998), à continuer sur cette voie.

Rien, si ce n’est la lassitude. « J’avais fait le tour de ce métier. Je tournais en boucle, ce qui,
pour une coiffeuse, n’est jamais très bon signe, note Ingrid avec humour. En fait, je n’avais plus envie, tout simplement. »

 


Portes ouvertes

Il y a trois ans, lorsqu’elle apprend qu’elle est licenciée pour raisons économiques,
l’envie de changer d’atmosphère et de métier la saisit, sans qu’elle sache trop vers quoi s’orienter.

Puéricultrice ? « Pas de diplôme ! » Assistante vétérinaire, pour elle qui aime les animaux ? « Trop peu de cabinets ! » Le secrétariat ? « On est trop souvent assis ! » constate Ingrid.
« Et puis, en février 2013, je suis allée à une journée portes ouvertes à l’Afpa de
Compiègne,
se remémore l’ex-coiffeuse. C’est là, à travers une vidéo de démonstration,
que j’ai découvert le métier de conducteur et d’installateur de machines automatisées, c’est-à-dire celui qui gère, dans une usine, une ligne de conditionnement. Ce qui m’a plu, c’était l’habileté manuelle que cela nécessite, le fait d’être debout pour travailler, le sens de l’organisation et le travail d’équipe. Certes, les machines sont énormes, mais j’aime bien relever les défis que je me lance à moi-même ! »


Les responsables de Pôle emploi à qui elle présente son projet pour obtenir le financement de sa formation se montrent d’emblée très favorables, le marché régional étant assez porteur sur ce type de compétences. Elle intègre donc le centre Afpa de Villers-Saint-Paul, dans l’Oise, pour une formation de conductrice d’installation et de machines automatisées
d’une durée de six mois.

« J’ai bien accroché avec ma formatrice, explique Ingrid. Elle est très à l’écoute et
toujours de bon conseil, car, ayant déjà travaillé dans l’industrie par le passé, elle
connaît bien le terrain et les entreprises de la région. C’est d’ailleurs sur ses recommandations que j’ai effectué un stage de cinq semaines à l’usine Akzo Nobel. »

 

Peinture et pièces automobile


C’est cette même entreprise de peinture en gros, située à Montataire (Oise), qui propose à Ingrid, lestée de son titre professionnel, sa première véritable expérience dans son nouveau métier avec, en octobre 2013, un contrat d’intérim de 18 mois.

« Au début, raconte l’ancienne coiffeuse, c’était assez impressionnant, ce grand hangar avec cette énorme ligne de production de 20 à 30 mètres de long, ces 7 ou 8 machines par ligne. Mais je m’y suis faite assez vite. En cas de panne, il fallait évidemment procéder
à une maintenance au milieu des machines, mais ça me plaisait plutôt car
j’étais autonome et responsable d’un bout à l’autre de ma ligne. »

 

Une expérience qu’elle renouvelle en mai dernier, toujours en intérim, dans l’entreprise NCS
Pyrotechnie et Technologie qui fabrique des pièces automobile, à Survilliers (Val
d’Oise). « Je m’occupe de deux lignes en alternance, soit 4 à 5 machines, note Ingrid. Le seul problème, ici, c’est le bruit, à cause duquel je suis obligée de porter des bouchons d’oreille ! »

Ce léger inconvénient n’empêche pas Ingrid de dresser, après deux ans, un bilan très positif de son parcours : « Mon salaire a augmenté de 65 % par rapport au salon de coiffure, j’apprécie beaucoup l’ambiance de travail et en particulier l’entraide entre collègues. J’ai une bonne perspective d’évolution, et puis je ne travaille plus le week-end et j’ai mes après midi
une semaine sur deux. »


Au final, Ingrid juge donc sa reconversion très satisfaisante en aspirant désormais
à ce qu’elle devienne… permanente. Ce qui serait bien le moins pour une ancienne
coiffeuse ! 
 

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