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Jean-Paul Paysan, formateur d'électriciens d'équipement

Témoignage 05/08/2016

Jean-Paul Paysan, formateur d'électriciens d'équipement

Jean-Paul Paysan

Jean-Paul Paysan

  - 59 ans

électricien d'équipement

« On ne vient pas à ce métier par hasard, il faut aimer la technique. On maîtrise des choses que tout le monde ne sait pas faire », Jean-Paul Paysan, formateur d’électriciens d'équipement

En bref

Jean-Paul Paysan achève sa dernière année en tant que formateur pour l’Afpa, entamée il y a près de trente ans. Des centaines d’électriciens se sont lancés, grâce à lui, dans un métier qui combine technicité, réflexion, responsabilité et sécurité.

 

Formateur d’électriciens depuis près de 30 ans

Avant de devenir formateur, Jean-Paul Paysan a été ouvrier d’entretien de l’électricité en usine, en chantiers, a été dépanneur de télévisions, technicien en automatisme industriel… L’électricité n’a plus aucun secret pour lui. A l’âge de 33 ans, il a appris que l’Afpa recherchait des formateurs : quelques missions de 5 à 6 mois l’ont décidé à se lancerpour de bon et il est devenu formateur.

« Formateur, on permet à des gens d’avancer, de trouver un travail » explique-t-il. « C’est vraiment le plus important pour moi : l’emploi, permettre aux gens d'accéder à un emploi. Ça a toujours été mon objectif, ma mission. Accompagner les personnes, surtout celles qui sont en difficulté, les faire progresser, les amener à intégrer le monde du travail ».

Cette année, il achève sa dernière session de formation : il quitte le centre avec un peu de nostalgie, mais estime que de jeunes formateurs le remplaceront bien. Au cours de sa carrière, il a travaillé à Chambéry, Saint-Priest, le Puy, Clermont-Ferrand… et Grenoble, depuis 21 ans.

 

Actuels stagiaires, futurs techniciens ou chefs d’entreprise

Les stagiaires de Jean-Paul Paysan viennent d’horizons très divers : certains sont en reconversion professionnelle, certains veulent décrocher leur premier emploi… Sur le plateau, tout est mis à leur disposition pour que l’apprentissage soit le plus complet possible ; les stagiaires électriciens et électriciennes du centre de Grenoble ont en plus la chance de côtoyer les stagiaires en domotique, et peuvent profiter de leurs matériels spécifiques – « ils voient les nouveautés arriver, ça fait une ouverture de plus pour leur formation » explique Jean-Paul Paysan.

La plupart trouvent facilement de l’emploi ; l’intérim en particulier embauche beaucoup. Le matin-même de l’entretien avec Jean-Paul Paysan, un de ses anciens stagiaires est passé prendre un café avec lui pour lui annoncer qu’il venait de signer un contrat de travail de trois ans, et le remercier. « Je garde contact de cette manière-là avec mes stagiaires. » précise le formateur. « Ceux qui passent près du centre viennent me voir, prendre un café ; les autres m’appellent parfois pour me dire où ils en sont de leur parcours. »

Ceux qui s’engagent dans le bâtiment espèrent souvent se mettre à leur compte au bout de quelques années d’expérience ; ceux qui s’engagent dans l’industrie envisagent des évolutions plus diverses, en bureaux d’étude, en maintenance… Ce sont des projets qui commencent à s’élaborer, souvent, dès la formation : les stagiaires en font part à leur formateur, ils en discutent ensemble, et rencontrent des professionnels pour poser les premières bases.

 

Electriciens : entre technique, réflexion et responsabilité

Electricien, c’est « le plus beau métier du bâtiment », selon les propres mots du formateur. « Eclairer, ça fait rêver, c'est magique », développe-t-il. Au-delà de cet aspect presque poétique du métier, Jean-Paul Paysan explique que la technicité du métier fait une bonne part de sa valeur : « On ne vient pas à ce métier par hasard, il faut aimer la technique. On fait des choses que peu de gens maîtrisent, c’est plutôt valorisant. » Sans compter que les électriciens travaillent à l’abri des intempéries et au chaud, un avantage par rapport à d’autres professionnels du bâtiment.

Les électriciens doivent maîtriser un grand nombre de normes, qui évoluent régulièrement, et maîtriser parfaitement les règles de sécurité. Ce ne sont pas des petits enjeux qui se jouent : « les électriciens ont un rôle extrêmement important à jouer dans la sécurité des personnes. Il faut savoir que neuf incendies sur dix sont causés par de mauvais circuits électriques » explique Jean-Paul Paysan.

Les gros chantiers sont particulièrement intéressants, selon le formateur : si, dans les logements individuels, tout est standardisé, dans les chantiers d’installation collective, tout est à penser et à mettre en oeuvre. Les électriciens doivent calculer toutes les puissances, mesurer les longueurs de câble, réfléchir aux protections nécessaires ; de nouvelles techniques et de nouveaux produits sont utilisés; le travail d’équipe est de mise, il faut rencontrer les autres corps d'état sur le chantier.

 

Pour Jean-Paul Paysan, les conditions d'exercice du métier se résument ainsi : un électricien travaille à l’abri, les charges physiques sont relativement faibles, la réflexion est de mise, l’évolution professionnelle est aisée pour toute personne qui la souhaite.

 

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