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Chloé Charles : une jeune femme en chaudronnerie

Témoignage 08/03/2017

Chloé Charles : une jeune femme en chaudronnerie

Chloë Charles

Chloë Charles

  - 23 ans

future chaudronnière

« C’est un beau métier, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir fabriquer une pièce à partir d’un morceau de tôle »

En bref

A 23 ans, Chloë Charles est déjà en reconversion professionnelle. Après les terrains de l'armée, elle découvre les ateliers de chaudronnerie.

« C’est un beau métier, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir fabriquer une pièce à partir d’un morceau de tôle », constate Chloé, en formation de chaudronnier au centre Afpa de Montceau-les-Mines.

Cette jeune femme de 23 ans a déjà un parcours atypique derrière elle. « J’ai été militaire pendant 5 ans. J’avais décidée de m’engager à 17 ans parce que j’aime les métiers qui bougent, le sport, le voyage, les sensations fortes, le dépassement de soi ». Après 4 ans de service, elle a néanmoins décidé de changer de voie. « Je n’ai pas voulu attendre, je voulais profiter de ma jeunesse et me lancer tout de suite ! Je me suis donc rapprochée d’une conseillère qui m’a aidé à tout mettre en place ».
 

Du treillis au chalumeau

La chaudronnerie, elle l’a découvert grâce à des forums. « Je suis originaire d’Auvergne, une région industrielle, où la demande de chaudronniers est forte ». Grâce aux conseils de son formateur et avec l’aide des autres stagiaires, Chloé a vite trouvé sa place au sein de la formation. « Mes collègues stagiaires sont tous plus âgés que moi, ils ont plus de vécu et m’apportent beaucoup d’aide. Je retrouve justement dans ce métier l’esprit d’équipe que j’avais beaucoup appréciée dans l’armée » explique-t-elle.

Etre une femme en chaudronnerie ? Aucun problème à en croire Chloé et son formateur. « C’est un métier tout à fait accessible pour les femmes, je n’ai eu aucun souci, on s’entraide. Il faut juste être conscient que dans un atelier de chaudronnerie c’est souvent sale et qu’il y a du bruit. En tant que femme, je suis peut-être plus minutieuse au niveau de l’esthétique des pièces ».
 

Une ambition : devenir chef d'équipe

Son formateur a quant à lui pu constater un taux de réussite de 100% pour les femmes qu’il a formées. « J’ai toujours une ou deux femmes par groupe.  Elles se débrouillent très bien et elles apportent même un équilibre au groupe, tout comme le font aussi les personnes plus âgées avec plus d’expérience », explique-t-il. « S’il faut déplacer des grandes pièces, l’entraide permet d’y arriver, et les entreprises sont très bien équipées en matériel. Aujourd’hui les femmes sont souvent recherchées par les employeurs pour leur méticulosité et leur sens de l’esthétique ».

Chloé sait que c’est un métier dans lequel elle pourra toujours se spécialiser et évoluer. « Je voudrais bien dans quelques années évoluer au sein d’une entreprise pour  devenir chef d’équipe et pourquoi pas intégrer par la suite un bureau d’études ? », conclut-elle.

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