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Catherine Bret, formatrice en commerce

Témoignage 11/07/2016

Catherine Bret, formatrice en commerce

Catherine Bret

Catherine Bret

  - 49 ans

commerce

« Pour l’avoir vécu moi-même, je sais à quel point cette réussite est importante. On ressort galvanisé, on a l’impression que toutes les montagnes peuvent être franchies. » Catherine Bret, formatrice de vendeurs conseil et employés commerciaux au centre de Rivesaltes.

En bref

Catherine Bret maîtrise une large palette des métiers du commerce : en 21 ans d’emploi, elle a travaillé sur tous types de postes, depuis ses jobs d’étudiante jusqu’à sa décision de devenir formatrice. Elle gère aussi bien des formations préparatoires que des qualifiantes, vendeurs conseil, employés commerciaux, managers d’univers marchand, commerciaux… Avec toujours le même optimisme et force d’initiative pour enrichir au maximum l’expérience de ses stagiaires.

« Ma vie professionnelle s’est partagée en deux temps » raconte Catherine Bret. « Vingt-et-un ans en surface de travail, dans une enseigne de sport, grâce auxquels je suis devenue complètement polyvalente dans les métiers commerciaux. J’y ai porté toutes les casquettes. Aujourd’hui, formatrice depuis six ans, je peux former à plusieurs titres, et j’ai une vision très claire du secteur. »

 

Parcours d’une formatrice « optimiste et entreprenante »

C’est en 2009 que Catherine Bret a décidé de devenir formatrice, pour faire fructifier son expérience auprès d’autres personnes. « Sur mes derniers postes, j’ai été monitrice », explique-t-elle. « J’avais aussi eu l’occasion de participer à des jurys d’examen pour les titres de vendeurs conseil et employés commerciaux. Je savais dans quoi j’allais mettre les pieds, la décision a été plutôt simple à prendre » Catherine Bret a profité d’un congé individuel de formation (CIF) pour acquérir le titre professionnel : pendant neuf mois, elle a appris le métier de formatrice, à l’Afpa – c’était son premier contact avec l’association. Le titre en poche, elle a pu négocier une rupture conventionnelle avec son ancienne entreprise, et se lancer pour de bon dans la formation.

Son premier poste a été le plus difficile à tenir, mais aussi un des plus riches : formatrice de vendeurs conseils à Perpignan, elle a dû tout mettre en place elle-même, du recrutement des stagiaires jusqu’à la délivrance de la certification. « C’était dur pour une première expérience, je me suis souvent sentie seule » explique-t-elle, « il fallait tout prévoir. Mais j’ai un caractère optimiste et entreprenant, j’y suis parvenue, et les stagiaires ont très bien réussi au titre professionnel, finalement j’en suis sortie grandie ! »

Très vite ensuite, Catherine Bret a été rappelée par le centre Afpa de Rivesaltes, où elle avait mené son stage de fin de formation : elle s’est alors occupée d’accompagner des stagiaires en formations préparatoires et pré-qualifiantes. « Sur ce type de poste, on s’occupe bien plus d’accompagnement, d’orientation, d’aide à l’insertion, que de compétences techniques. Pour moi, c’est le cœur du métier de formatrice ». Elle a mené ainsi quelques missions, avant de partir en CFA, vers un public beaucoup plus jeune – « c’était dans le prolongement des missions à l’Afpa, j’ai accompagné les jeunes apprentis : les aider à trouver leur posture de recherche d’emploi, à mener des entretiens… Parallèlement, je suis aussi intervenue sur le dispositif des « prépa » aux métiers de l’alimentaire, dans le cadre du programme régional qualifiant. » explique-t-elle.

Catherine Bret a alors commencé à se consacrer aux formations qualifiantes. En 2013, elle a remplacé une collègue formatrice en vente, sur le centre de Rivesaltes ; et depuis, elle assure toutes les formations en commerce du centre. « C’est beaucoup de travail, les sessions se renouvellent et s’entrecroisent. Il faut être organisée, anticiper et faire preuve d’adaptabilité pour y arriver » développe-t-elle. En ce moment, elle a le soutien d’un formateur itinérant.

Rétrospectivement, elle s’aperçoit qu’en quelques années de formatrice, elle a déjà acquis une expérience très riche. « Je sens qu’il me reste beaucoup à apprendre, mais à l’heure qu’il est je pense pouvoir faire face à différents types de situations. D’ailleurs », ajoute-t-elle, « je pense que c’est une capacité que je tiens de mon expérience professionnelle en distribution – gérer les rotations, les changements humains, se remettre en question… c’est quelque chose qui reste aujourd’hui. »

 

« Donner un maximum de sens » à la formation en rencontrant des professionnels

Face aux stagiaires, Catherine Bret essaie de « donner un maximum de sens » à la formation : dès qu’elle le peut, elle leur faire rencontrer des professionnels, et leur permet de se confronter à des situations de vente réelles. « Je n’ai pas de plateau technique pour que les stagiaires s’exercent – on n’a pas de magasin au sein de l’Afpa, bien sûr… Il est important d’y remédier grâce à des rencontres multipliées avec le milieu professionnel. »

Les stagiaires sont ainsi régulièrement reçus par des directeurs d’enseigne, qui leur présentent la politique de leur établissement, la culture de leur entreprise, qui leur font visiter les surfaces de vente et de stockage, qui leur expliquent les critères d’embauche qu’ils pratiquent. D’autres professionnels interviennent aussi : « ces derniers temps par exemple, je fais intervenir un spécialiste de la Banque de France ; il forme les stagiaires à l’authentification de la monnaie fiduciaire. »

Catherine Bret essaie aussi de se rapprocher des DIRECCTE* pour que ses stagiaires aient la chance de connaître l’environnement juridique spécifique de leur métier : « ce sont des sujets qui les intéressent très concrètement, comme par exemple le travail du dimanche – c’est très important pour les stagiaires de connaître les réglementations en cours, leurs obligations et leurs droits. »

* Directions régionales des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi

 

Des projets plein la tête, pour le bonheur de ses stagiaires

Catherine Bret porte elle-même certains projets : récemment, ses stagiaires commerciaux ont par exemple pu apporter leur contribution à de jeunes start-ups, avec le soutien de la pépinière Plein sud entreprises. « Les jeunes porteurs de projet n’ont pas les moyens de s’offrir l’expertise de commerciaux, alors qu’ils en ont besoin ! Les stagiaires de l’Afpa se sont proposés, c’était un projet qui rendait service des deux côtés » explique la formatrice. Un jour par semaine, un binôme de stagiaires s’intégrait aux équipes de différentes start-ups ; et cela pendant six mois, tout le long de la formation. Les stagiaires ont ainsi pu s’investir dans des projets réels, et comprendre qu’ils avaient les moyens d’être une vraie force de proposition dans leur élaboration.

Prochain projet : un magasin solidaire et éphémère sur le centre de Rivesaltes. « C’est un projet qui me trotte en tête depuis un certain temps maintenant » raconte Catherine Bret. « L’idée, c’est que les stagiaires puissent monter un projet de commerce, et le suivre de bout en bout ; puisqu’il est éphémère, ils pourront en faire le bilan, voir ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, comprendre les rouages. Je pense que nous ferons cela lors d’une période festive, pour que formateurs et stagiaires des autres plateaux jouent aussi le jeu. Ce serait un projet solidaire, pour les personnes qui vivent sur le centre ; ce qui ne serait pas vendu serait reversé à une association caritative, nous avons déjà quelques contacts… »

 

« La réussite des stagiaires, c’est ma meilleure récompense »

Sa seule attente par rapport aux stagiaires qui la rejoignent : avoir une première expérience professionnelle. Même relativement courte, ou dans un autre secteur, ne serait-ce qu’un job saisonnier ; toute expérience est bonne, tant que l’on comprend comment se passe le travail en autonomie, le rapport avec les employeurs et avec les collègues. A l’issue de la formation, les stagiaires partent en entreprise. « Je mets un point d’honneur à rencontrer les employeurs des stagiaires », explique la formatrice, « cela permet de garder de bons contacts, de travailler à la bonne réputation de notre formation, et de renforcer nos rapports de confiance. »

Tant de motivation et d’initiatives paient : la plupart des stagiaires de Catherine Bret obtiennent leur titre professionnel. Ceux qui n’y réussissent pas du premier coup, elle les accompagne plus avant : « l’année dernière, une de mes stagiaires a d’abord échoué au titre. Mais elle était motivée, alors je l’ai soutenue ; elle a finalement repassé l’examen en décembre, et réussi ! » explique la formatrice.

« La réussite des stagiaires, c’est ma meilleure récompense. J’ai des retours fabuleux. Des personnes qui ont parfois l’impression de ne jamais arriver au bout des choses, qui m’annoncent les larmes aux yeux qu’ils ont obtenu leur titre ; des personnes de tous âges ! Pour l’avoir vécu moi-même, je sais à quel point cette réussite est importante. On ressort galvanisé, on a l’impression que toutes les montagnes peuvent être franchies. »

 

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