En bref
Après avoir été responsable d’un foyer d’hébergement pour adultes handicapés, Martin s’est lancé dans des études d’infirmier. Mais au bout de deux an, il a décidé de rompre les études. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas mon domaine. J’ai beaucoup réfléchi, je me suis beaucoup renseigné sur les métiers techniques, notamment grâce à des vidéos sur Youtube. C’est ainsi que j’ai découvert le métier de Couvreur-Zingueur ». Aujourd’hui, Martin suit une formation qualifiante au centre Afpa de Montceau.
« Je savais que je voulais changer, que je voulais aller vers un métier technique, mais je n’avais pas vraiment une idée précise en tête », explique Martin, qui a toujours été manuel et bricoleur. « Je voulais faire fonctionner mes mains, utiliser mon corps, être dehors. Je me suis d’abord beaucoup intéressé au métier de charpentier, mais toute la partie de conception se fait à l’atelier, ce qui ne me convenait pas, je voulais être sur un chantier ! La couverture-zinguerie est souvent présenté en lien avec les charpentiers, et c’est ainsi que j’ai découvert ce métier qui m’a vraiment intéressé ».
8 mois de formation intensifs
C’est le frère de Martin, qui avait déjà suivi une formation en infographie, qui lui a conseillé de se renseigner auprès de l’Afpa. « J’étais dans le Nord et j’avais envie de me rapprocher de ma famille dans le Charolais. Après plusieurs rendez-vous à Pôle emploi et des réunions d’information, j’ai été accepté en octobre l’année dernière et je suis arrivé à Montceau ».
Martin ne regrette absolument pas son choix. « Notre formateur est très impliqué, il nous forme, nous aide, suit nos progrès et nous accompagne. La formation est vraiment très adaptée aux jeunes adultes. Les huit mois de formation sont intensifs et avec les quatre semaines de stage nous arriverons dans l’entreprise avec des bases solides et une bonne connaissance du métier. Je prépare mon avenir, je me fais mes armes ».
Continuer à apprendre
Après la formation, Martin souhaite intégrer une entreprise dans laquelle il pourra continuer à se former sur la charpente. Une polyvalence qui peut être très utile sur un chantier.
« Je suis déjà en contact avec un patron qui serait intéressé. Si on a les deux compétences, c’est un plus. Quand on découvre un toit, on ne sait jamais ce qu’on va découvrir en-dessous, parfois il faut intervenir sur la charpente qui n’est plus en état ».
Très attaché à la qualité de son travail, il estime que la formation a un rôle essentiel à jouer. « J’ai découvert un métier noble pour lequel il faut des bons ouvriers qualifiés ! Je veux savoir ce que je fais, me sentir en confiance pour intervenir, je ne veux pas apprendre sur le tas. Le diplôme au bout de la formation nous donne une légitimité, j’estime que j’ai de la chance de faire cette formation, ce que je fais a du sens ».