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Décryptage 01/02/2010

Les dessous de l'industrie aéronautique et spatiale

Secteur locomotive de l’industrie française, le secteur aéronautique et spatial a connu encore une année faste avec en 2012 un chiffre d’affaires de 42,5 milliards d’euros. Premier solde excédentaire de la balance commerciale nationale, le secteur doit néanmoins faire face à des défis majeurs sur le plan RH et notamment le recrutement de profils qualifiés.

Après un fort déclin des commandes en 2009, l’industrie aéronautique connaît depuis 2010 un essor jamais égalé, porté en grande partie par le secteur civil. L’année 2012 ne fait pas exception. Le secteur civil a représenté 84 % des commandes et 74 % du chiffre d’affaires qui s’élève à  42, 5 milliards d’euros (+ 16%) tandis que le chiffre d’affaire à l’exportation a atteint les 26,9 milliards d’euros soit une hausse de 20%.
 

Une diversité d'acteurs pour des missions variées

Avions, hélicoptères, moteurs, engins, missiles, drones, satellites, lanceurs spatiaux, systèmes, équipements, logiciels… si le secteur civil tient le haut du pavé, l’industrie aéronautique et spatiale offre des prestations variées allant de l’étude à  la réalisation, de la commercialisation à la maintenance des programmes et matériels aéronautiques, spatiaux, civils et militaires. Le secteur compte 309 sociétés (des grands maîtres d’œuvres, équipementiers ou PME regroupées au sein du GIFAS) et 170 000 salariés (310 000 si l’on compte les emplois indirects). 15 000 recrutements ont eu lieu en 2012 dont 8000 créations nettes. C’est dans les métiers de la production qu’il y a actuellement le plus d’opportunités.
 

De nombreux métiers en tension

L’industrie aéronautique et spatiale emploie uniquement du personnel qualifié, allant du CAP au niveau ingénieur. Les certifications spécifiquement aéronautiques sont recherchées mais aussi les formations industrielle (travail des métaux), mécanique, électronique …  Si le secteur recrute beaucoup, il est confronté à un déficit de profils compétents. Certains métiers sont déjà en tension :
  • ingénieur calcul,
  • technicien méthode / ADV,
  • opérateur,
  • programmeur,
  • chaudronnier aéronautique,
  • soudeur,
  • tourneur fraiseur,
  • mécanicien aéronautique…
     
Et l’âge élevé  des salariés (28% des effectifs avaient en 2009 50 ans et plus, 55% avaient entre 30 et 49 ans) couplé aux innovations technologiques (développement des matériaux composites, montée en puissance de l’électronique embarquée, machines de superfinition…) va encore accentuer ces difficultés.
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