La Commission Juncker présente son programme pour 2017, avec une nouvelle initiative pour la jeunesse
La Commission Juncker a présenté son troisième programme de travail annuel pour 2017, mardi 25 octobre 2016. Parmi les 21 nouvelles initiatives proposées, l’une concerne la jeunesse. Elle comprend notamment des « mesures prioritaires » pour les jeunes dans le cadre de la stratégie pour les compétences, annoncée en juin 2016. Une proposition doit aussi améliorer le suivi de la situation des jeunes issus de l’enseignement et de la formation professionnels. La proposition concernant le socle des droits sociaux figure aussi au programme 2017.
Dans le programme de travail 2017 de la Commission européenne, la première des 21 initiatives présentées cible la jeunesse. L’initiative comprend des « mesures prioritaires destinées à mettre en œuvre les aspects ‘jeunesse’ de la stratégie pour les compétences, y compris un cadre de qualité pour les apprentissages et une proposition visant à accroître la mobilité des apprentis », précise les documents de la Commission européenne, mis en ligne le 26 octobre 2016.
Suivi des jeunes issus de la formation professionnelle
L’institution européenne compte également proposer un texte pour « améliorer le suivi de la situation des diplômés de l’enseignement supérieur, mais aussi des jeunes issus de l’enseignement et la formation professionnels », au deuxième trimestre 2017.
Cette initiative « Jeunesse » inclut une proposition relative à la création d’un corps européen de solidarité. Ce corps sera constitué d’Européens de moins de 30 ans qui soutiennent une ONG, une autorité locale ou une entreprise privée dans des missions de solidarité (soutien aux réfugiés, aux victimes de catastrophe, aux exclus, etc.). Il a été présenté par le président Juncker lors de son discours sur l’état de l’Union, le 14 septembre 2016.
Socle européen des droits sociaux au 1er trimestre 2017
Par ailleurs, l’initiative n°11 porte sur le socle européen des droits sociaux : « À la suite de la consultation publique, la proposition concernant le socle des droits sociaux sera présentée (au 1er trimestre 2017), de même que des initiatives connexes », ajoute la Commission.
Elle cite les initiatives visant à régler les problèmes d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, portant sur l’accès à la protection sociale et concernant la mise en œuvre de la directive sur le temps de travail. L’institution européenne mentionne également la révision de la directive relative à la déclaration écrite imposant à l’employeur d’informer le travailleur des conditions applicables au contrat ou à la relation de travail.
La Commission propose, en outre, 19 retraits de propositions législatives en attente et 16 abrogations d’actes législatifs « devenus obsolètes » C’est le cas, par exemple de la décision d’exécution portant sur Eures (Portail européen sur la mobilité de l’emploi), remplacée par un règlement datant de 2016.
Sur la base de ce programme de travail, la Commission, le Parlement européen et le Conseil vont à présent élaborer une déclaration conjointe sur des objectifs et des priorités fixés en commun pour 2017.