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Laurent Lhopital, formateur de peintres façadiers

Témoignage 21/06/2016

Laurent Lhopital, formateur de peintres façadiers

Laurent Lhopital

Laurent Lhopital

  - 48 ans

peintre façadier

« On améliore le confort de vie des gens – on embellit, on isole, on imperméabilise, on assainit. On change vraiment quelque chose », Laurent Lhopital, formateur de peintres façadiers.

En bref

Les peintres façadiers se placent à l’avant-garde du développement durable des bâtiments : ils les isolent, en soignant leurs façades. Laurent Lhopital forme depuis seize ans à ce métier, sans cesse renouvelé.

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Laurent Lhopital a plusieurs cordes à son arc. Il y a une vingtaine d’années, il exerçait deux emplois à la fois : celui de plaquiste et de peintre en bâtiment, à Saint-Etienne. Un jour, celle qu’on appelait « la ville noire » a eu besoin de faire ravaler ses façades, pour se refaire une beauté ; Laurent Lhopital a répondu présent, et, de façade en façade, s’est progressivement spécialisé comme peintre d’extérieur. Depuis 2000, il est formateur pour l’Afpa.

« Dans mon ancienne entreprise, j’avais déjà l’expérience de la formation, car j’expliquais le métier aux apprentis », explique-t-il. « Alors quand j’ai voulu quitter mon emploi, je me suis dirigé assez facilement vers la formation professionnelle. C’est un métier passionnant. Les élèves viennent parfois de loin, c’est toujours une victoire pour moi de les emmener jusqu’au bout de la formation. »

 

« Un métier en plein boom »

Pour Laurent Lhopital, cela ne fait pas de doute : le métier de peintre façadier-ère est en plein boom. « Il évolue très vite avec les nouvelles normes », explique le formateur, « notamment l’aspect ITE du métier (isolation thermique par l’extérieur), ou encore l’aspect isolation phonique et acoustique, l’imperméabilisation des murs ». Et ce qui est aujourd’hui à créer sera demain à entretenir : l’emploi n’est pas près de s’essouffler…

Le métier de peintre façadier-ère est relativement récent : avant, ses fonctions étaient exercées par les maçons ou les peintres. Il est né de la spécialisation progressive de certains professionnels dans le ravalement. Les enjeux écologiques du bâtiment s’accroissent, les normes changent, les compétences nécessaires à la peinture de façades se singularisent : aujourd’hui, c’est est un métier bien distinct de la maçonnerie et de la peinture en bâtiment, même s’il porte toujours les marques de cette double appartenance. « Pour moi, peintre façadier, c’est deux métiers en un », explique Laurent Lhopital. « L’aspect finitions vous rapproche du métier de peintre, l’aspect enduits vous rapproche de la maçonnerie. »

 

Au quotidien : surfaces, volumes, air libre…

Pour Laurent Lhopital, c’est « le plaisir de relooker les bâtiments, de redorer leur image », qui fait la satisfaction principale du métier de peintre façadier-ère : « on remet à neuf un bâtiment qui était dégradé, c’est déjà très motivant. Ce qui l’est encore plus, c’est de se dire que, par-là, on améliore aussi le confort de vie des gens – on embellit, on isole, on imperméabilise, on assainit. On change vraiment quelque chose. »

Le travail en extérieur est également un aspect du métier qui séduit beaucoup de professionnels. « La peinture en extérieur, c’est moins fin que la peinture en intérieur, mais plus technique » ajoute le formateur. « Nous peignons de grandes surfaces, des volumes. » Qui dit peinture en extérieur dit aussi travail en hauteur, sur des échafaudages que les peintres montent eux-mêmes : « interdit d’avoir le vertige ! »

Le travail en air libre comporte aussi quelques revers : pour contrer les soucis de météo, il faut souvent ruser, peindre plutôt les façades nord que sud à telle heure de la journée s’il fait chaud, éviter les façades exposées au vent et à la pluie s’il pleut, couvrir le chantier de bâches… « il faut savoir jongler avec tout ça, quand on est façadier peintre ! » Et parfois aussi, adapter ses horaires de travail à ces impératifs.

 

Devenir peintre façadier, peintre façadière

La formation de peintre façadier-ère accueille tout le monde ; « il faut avoir des bases de calcul, être dynamique et motivé… et avoir un goût artistique, quand même, parce que notre métier repose sur les couleurs, les formes, les textures » explique Laurent Lhopital.

Les peintres façadiers n’ont pas de mal à trouver un emploi après leur formation : dès le stage, beaucoup d’entre eux ont déjà des possibilités d’embauche.

 « Peintre façadier est un métier porteur : il y a beaucoup d’emploi à prévoir, de proximité en plus. L’isolation thermique des bâtiments, c’est l’avenir ! »

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