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Edouard Chalhoub, formateur en froid industriel

Témoignage 30/05/2016

Edouard Chalhoub, formateur en froid industriel

Edouard Chalhoub

Edouard Chalhoub

 

formateur en froid industriel

« Les métiers du froid sont des métiers de niche. Ce sont des métiers passionnants, qui emploient dans le monde entier »

En bref

Edouard Chalhoub est formateur en froid industriel : un secteur porteur, à grands enjeux pour l'environnement.

Edouard Chalhoub est formateur à l’Afpa depuis quatre ans. A Alençon, il forme des frigoristes et des techniciens de maintenance en froid industriel.

Edouard Chalhoub est un voyageur. Ses premières années en tant que formateur, il les a passées à La Réunion, au sein de l’armée, cinq ans durant ; là-bas, il a contribué à installer la première filière froid. Récemment, il a mené une formation au Maroc, en mission pour l’Afpa. Aujourd’hui, avec ses stagiaires d’Alençon et l’association Flers-Poundou, il monte un projet d’installation de chambres froides dans le village burkinabé de Poundou. Pour lui, travailler à l’international est une évidence, et une manière de se tenir au plus près des besoins réels de l’industrie du froid.

Ce goût du dépaysement se retrouve dans son métier de tous les jours : « ce que j’aime, c’est que mes stagiaires me font voyager », explique-t-il quand on lui demande ce qui l’attache à sa profession. Ses stagiaires viennent de partout en France, attirés par cette formation unique en son genre.

 

Une formation en alternance aux métiers du froid

Unique, parce que la formation d’Alençon aux métiers du froid « consacre 70% du temps des stagiaires à la mise en pratique », précise le formateur, « ce qu’on ne voit nulle part ailleurs ». Le plateau de formation, à la pointe des technologies du métier, de 500m², est à échelle réelle. Six machines sont à disposition des élèves. « Ce sont des conditions de travail exceptionnelles pour eux », commente Edouard Chalhoub.

Le point fort de la formation, c’est l’apprentissage des usages des fluides naturels. La transition énergétique, dans les métiers du froid, passe par eux : ils ont un impact 4 000 fois moindre sur l’environnement que les fluides actuellement en usage. Savoir les maîtriser est une plus-value de taille pour  les stagiaires.

Autre point fort, la diversité des compétences transversales enseignées. A l’issue de la formation, les stagiaires d’Alençon touchent aussi bien aux techniques frigorifiques qu’aux installations électriques, hydrauliques, pratiquent l’informatique, le soudage, une part de juridique même pour connaître les réglementations de leur domaine.

Hors du centre de formation, par cycles de trois semaines, les stagiaires travaillent en entreprise : ils sont tous engagés en alternance. Stagiaires et formateur se trouvent ainsi au contact immédiat des problématiques les plus actuelles du métier. Lorsqu’il n’est pas avec ses stagiaires alternants, Edouard Chalhoub délivre des formations courtes aux entreprises.

 

100% de réussite au titre professionnel

100% de réussite au titre professionnel à l’issue de la formation, c’est un chiffre normal et évident pour Edouard Chalhoub. Les stagiaires qu’il a en charge ont tous un très bon niveau, issus de bacs pros ou de BTS froid : ils sont venus pour se spécialiser et approfondir leur connaissance du métier. Ils ne se satisfont pas des seules exigences du titre professionnel, chaque année leur formateur les entraîne plus loin.

Cela leur assure une insertion dans l’emploi très rapide. « C’est simple, ils sont déjà dans l’emploi ! La moitié de mes stagiaires de cette année sont déjà en CDI » explique le formateur. Les possibilités d’évolution sont aussi nombreuses : Edouard Chalhoub cite l’exemple d’un ancien stagiaire de l’Afpa en froid industriel, il y a 20 ans, qui est devenu membre de jury de la formation, puis responsable de service après-vente de la plus grosse agence du secteur – poste qu’il tient encore aujourd’hui.

Seul regret exprimé par Edouard Chalhoub : ses stagiaires sont, jusqu’à présent, toujours des hommes. Nulle fatalité pourtant : lorsqu’il travaillait à La Réunion, il a eu l’occasion de former des femmes. Il espère les voir arriver plus nombreuses bientôt : « les entreprises recrutent beaucoup de femmes à des postes très intéressants ! » indique-t-il, « C’est un métier de niche, qui recrute, elles y sont bien accueillies. J’aimerais pouvoir leur enseigner le métier plus souvent. ».

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