17 % des apprentis quittent leur entreprise d'accueil avant la fin du contrat. Pour comprendre les causes de ces ruptures, le Cereq a mené une enquête spécifique dans le Nord-Pas-de Calais.
Dans cette région, le taux de rupture est de 28 % : 10 % d'abandons pendant la période d'essai et 18 % par la suite.
Les apprentis sont à l'initiative de près d'une rupture sur deux.
Premier motif : un environnement de travail de mauvaise qualité. Ceci recouvre des conditions de travail non formatrices, une inadéquation avec la formation suivie, des exigences de productivité non supportées, le ressenti d'un non-respect de la personne dans son travail, des horaires excessifs ou inadaptés et une rémunération jugée insatisfaisante.
Viennent ensuite certaines pratiques d'employeurs qui détournent le contrat d'apprentissage de ses objectifs : 13 % des entreprises déclarent accueillir des apprentis comme un supplément de personnel et 6 % pour les avantages financiers.
17 % des jeunes rompent leur contrat à la suite d'un changement d'orientation ou à leur volonté de rentrer dans la vie active. Un quart des apprentis abandonne après l'obtention de leur diplôme et un autre quart pour des raisons personnelles : problème de santé ou mésentente.
Enfin, 6 % des ruptures sont attribuées à la démotivation qui se manifeste par des absences nombreuses.
Les raisons diffèrent selon le niveau d'études. Au niveau V, l'apprentissage constitue une voie de seconde chance pour les jeunes en difficulté scolaire.
En revanche pour les niveaux supérieurs, l'apprentissage représente une voie mieux considérée qui permet d'allier savoirs théoriques, expériences pratiques et connaissance du milieu de l'entreprise.