Découvrir, tester, s'initier aux métiers du second œuvre du bâtiment. C'est ce que proposera à partir de septembre le campus de Bourg-en-Bresse à quatorze femmes en quête d'un projet professionnel.
Electricien, peintre, carreleur, ouvrier du paysage, plaquiste ; des métiers typiquement masculins ? Une idée reçue que tente de balayer le campus de Bourg en Bresse. En septembre, il va proposer le premier module de formation « Performance femme multi-métiers du bâtiment ».
Financé par le Fonds social européen dans le cadre du programme « égalité professionnelle homme / femme », le module accueillera à la mi-septembre 14 femmes. Pendant trois mois, elles pourront s'initier à ces cinq métiers du second œuvre du bâtiment.
Pour autant, ce n'est pas une préprofessionnalisation au bâtiment traditionnelle. En plus des cours sur plateaux techniques, les stagiaires auront un mois d'immersion en entreprise et une sensibilisation au développement durable à travers le module Citoyen Responsable.
Les stagiaires des formations pré-qualifiantes ont déjà un projet professionnel mais un niveau insuffisant pour entrer tout suite en formation diplômante tandis que ces femmes n'ont pas d'idée précise sur leur avenir professionnel. Nous leur offrons un vrai parcours découverte
, affirme Marie-Anne Gonot, responsable de formation.
Intégrer le milieu du bâtiment via les métiers du second œuvre est plus facile pour les femmes. Elles ont toutes leur chance dans ces métiers
, ajoute-t-elle.
Les futures stagiaires seront accompagnées tout au long par un seul et unique formateur. Des formateurs techniques du bâtiment interviendront également en appui.
Préparation du support, pose de papier peint, de toile de verre, d'isolants, installation et branchement d'appareils électriques usuels, entretien de dallages et pavages… autant de tâches auxquelles elles s'initieront.
Notre objectif n'est pas de les qualifier mais de leur faire découvrir des métiers auxquels elles n'auraient pas pensé. A la fin du module, elles ont normalement acquis les toutes premières compétences de chaque métier et ainsi peuvent construire leur projet professionnel
, explique Marie-Anne Gonot.
Aucun objectif n'a été pour l'instant fixé mais Marie-Anne Gonot aimerait qu'un tiers voire la moitié des futures stagiaires poursuivent en formation diplômante. A la fin du module, les stagiaires recevront une attestation de formation.
L'électricité fera partie intégrante du cursus des 14 stagiaires.