Auto-entrepreneur, oui mais formé

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I/Innovations

Auto-entrepreneur, oui mais formé - 02/02/2010

Les Français ont la fibre entrepreneuriale. En 2009, nombre d'entre eux sont devenus auto-entrepreneurs, non sans risque. C'est pourquoi, le campus de formation de Nice expérimente depuis cet automne un module d'une journée dédié à ce nouveau statut.

Sur les 580 000 créations d'entreprises enregistrées en 2009, plus de 300 000 étaient des auto-entreprises. Un réel succès pour ce dispositif lancé l'an dernier. Surfant sur l'engouement, l'AFPA de Nice propose depuis cet automne un module spécifique sur l'auto-entrepreneuriat.

Pour rester dans la philosophie du dispositif, le module est ouvert à tous : salariés, demandeurs d'emploi, retraités, étudiants, mères au foyer…

Tout savoir en une journée l'auto-entrepreneuriat

Très pragmatique et dense, le programme se divise en trois temps forts :

  • A qui s'adresse le statut d'auto-entrepreneur ?
  • comment exercer dans la pratique ?
  • comment évoluer à partir de l'auto-entrepreneuriat ?

Ces trois phases permettent d'aborder les notions de clientèle, de prix de revient, de charges sociales, d'obligations comptables, les autres statuts d'entrepreneurs… via des cas pratiques et situations réelles.

Déjouer les idées reçues sur l'auto-entrepreneuriat

Les gens, même ceux qui suivent la formation classique de création et reprise d'entreprise, portent de l'intérêt à ce statut. Ils sont attirés par la simplicité des formalités, indique Jean-Pierre Courchay, formateur en création et reprise d'entreprise au campus de formation AFPA de Nice.

Une simplicité apparente. Même pour créer une auto-entreprise, il faut un projet bien réel et des compétences adéquates. Et quelquefois, ce statut n'est pas aussi attractif qu'il n'en a l'air.

Jean-Pierre Courchay a mis au point un calculateur permettant de comparer les revenus nets selon les statuts choisis (auto-entreprise, micro-entreprise, entreprise individuelle).

Les gens ont parfois des mauvaises surprises. Ce nouveau régime convient aux créateurs à la recherche d'un revenu complémentaire et qui ont peu de frais d'exploitation et pas d'investissement ainsi qu'aux personnes désireuses de tester quelques mois leur projet dans la réalité du marché. Pour les autres cas, le statut classique d'entreprise individuelle reste plus avantageux, explique-t-il.

Une extension possible

Jean-Pierre Courchay réfléchit à étendre le format. Deux ou trois jours serait le format idéal. Le programme est dense. Cela permettrait d'appliquer concrètement les acquis.

Pour le moment, seul le campus de formation de Nice propose ce module mais il pourrait être étendu à tout le département et à celui du Var.

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