« La relation avec le client est très forte. Dans le milieu agricole, tout le monde se connaît », Claude Bardoux, 59 ans, formateur au campus de Nevers.
« Aujourd’hui, le technicien de maintenance en machinisme agricole, c’est un mécanicien aux mains propres. Il ne part plus avec une clé à molette mais avec un ordinateur portable », déclare Claude Bardoux.
S’il répare toujours des tracteurs, moissonneuses-batteuses, ensileuses, pulvérisateurs et machines à vendanger, les technologies employées changent constamment. « L’agriculture raisonnée demande de plus en plus d’outils performants qui permettent un gain de productivité et respectent l’environnement. »
Moteur diesel à gestion d’injection électronique, boîte de vitesse séquentielle ou automatique, GPS, radar, climatisation, fibre optique, électronique numérique… les machines sont de plus en plus sophistiquées et chaque machine a un mécanisme spécifique.
Un métier très polyvalent
Aussi le technicien de maintenance en machinisme agricole se doit d’avoir des compétences pointues dans des domaines aussi divers que la mécano-soudure, l’hydraulique, la climatisation, l’électronique embarquée. « C’est le métier le plus complet auquel forme l’AFPA. Un technicien de maintenance en machinisme agricole doit acquérir les connaissances de base de plus de 10 métiers différents », indique Claude Bardoux.
Les stagiaires- dont beaucoup ont des attaches rurales – ont un peu plus de 10 mois pour se mettre à niveau. Lecture de schémas, fonctionnement et entretien des machines, procédures constructeurs, conduite, réparation constituent les bases de la formation. Puis s’enchaînent les ateliers thématiques : moteur, électricité, diagnostic et programmation par ordinateur, gestion d’atelier…
Esprit de synthèse, rigueur, sens du service, autonomie sont les qualités indispensables pour réussir. Mais une fois dans le métier, ils devront encore suivre deux stages par an pour maintenir leurs connaissances.
La formation, et après ?
Plus de 80 % des stagiaires de Claude Bardoux obtiennent leur titre. Concessionnaires, agents réparateurs, constructeurs, distributeurs de matériels, grosses exploitations… sont les principaux recruteurs.
Se spécialiser ou devenir chef d’atelier ou commerciaux en machinisme agricole sont les évolutions de carrière possibles.
Conduites, cuves, conteneurs... le chaudronnier / la chaudronnière fabrique des ouvrages très variés.