« Transformer un appartement vétuste en un appartement moderne est une grande satisfaction pour le solier-moquettiste», Marc Thallinger, 45 ans, formateur sur le campus de Chevigny-Saint-Sauveur.
« Le métier de solier-moquettiste est un métier méconnu. Un solier-moquettiste ne se contente pas de poser « bêtement » moquettes, parquets ou revêtements souples », déclare Marc Thallinger.
Avant de se rendre sur le chantier, il doit déterminer la quantité de produits et les outils nécessaires selon la surface à traiter. Il prépare ensuite le support en enlevant l’ancien revêtement, en rendant le sol lisse et plan et commence la pose.
Pose libre, en simple encollage, ou double encollage, conductrice, soudage étanchéité, à chaud, à froid, remontée de plinthes… les techniques sont variées.
« La pose conductrice est utilisée dans les salles informatiques ou les blocs opératoires car elle enlève toute électricité statique. Dans les chambres d’hôpitaux la technique de remontée de plinthes est privilégiée car elle évite le développement des bactéries », explique Marc Thallinger.
Bon technicien, le solier-moquettiste doit être aussi soigneux, précis, méticuleux. Sa marge d’erreur est quasi nulle « Contrairement à un maçon qui a un plâtrier pour rectifier ses imperfections et qui lui-même a un peintre ; le solier-moquettiste n’a personne derrière lui si ce n’est l’avis du client. »
Pour atteindre cette exigence, les stagiaires de Marc Thallinger disposent d’un poste de travail reproduisant un appartement avec tuyaux, piliers, cloisons, portes amovibles pour s’initier aux différentes poses et techniques et découvrir la palette des produits et outillages.
Ils effectuent ensuite un chantier d’application au sein du campus de Chevigny-Saint-Sauveur suivi de deux stages en entreprises. « Une étape indispensable pour faire la liaison entre la réalité du terrain et la vie confortable en formation. »
Métier en pénurie, les stagiaires n’auront aucune difficulté à se placer. « Depuis 2005, on forme 100 soliers-moquettistes sur toute la France ; il faudrait en former 500 », indique Marc Thallinger.
Le solier-moquettiste peut travailler sur des chantiers de particuliers, chantiers collectifs (hôpitaux, gymnases, magasins…), chantiers neufs ou en rénovation. S’il préfère travailler chez des particuliers, il se fera embaucher chez un artisan ; s’il préfère les chantiers collectifs, il se fera embaucher dans une entreprise.
Après quelques années d’exercice, un solier-moquettiste peut évoluer vers un poste de chef d’équipe aménagement-finitions, technicien-commercial chez un fabricant ou devenir artisan.