Négociateur technico-commercial / négociatrice technico-commerciale

Association nationale pour la formation professionnelle des adultes

Espace réservé

Situation de la page dans l’organisation du site

Déja inscrit ?

Entrez votre login et votre mot de passe pour vous identifier.

 

Mot de passe oublié ?

F/Focus métier

Négociateur technico-commercial / négociatrice technico-commerciale - 15/06/2010

« Avec ce métier, on sait tout de suite si notre travail est bien fait, ce qu'il nous rapporte et ce qu'il rapporte à l'employeur », indique Valérie Guillemot-Nicolas, 45 ans, formatrice au campus de Nîmes.

Un bon négociateur technico-commercial n'est pas une personne extravertie qui parle beaucoup mais quelqu'un de rigoureux, capable d'entendre et de répondre à ce qu'il entend, déclare Valérie Guillemot-Nicolas. Tout le monde n'est pas capable de faire ce métier.

Une assertion qu'elle peut aisément tenir au vu de son parcours professionnel : direction commerciale de Sofitel Russie, administration de l'Opéra d'Avignon, trading pétrolier en Sibérie, management et recrutement pour Mc Donald's France…

Dès le début de ma carrière, je suis intervenue comme vacataire à l'université, dans des écoles de commerce, pour des BTS… J'ai été tout le temps au contact de jeunes diplômés. Un jour, j'ai décidé de me consacrer exclusivement à la formation, explique-t-elle. C'est ainsi que Valérie Guillemot-Nicolas est depuis dix ans formatrice à l'AFPA de Nîmes.

Plus qu'un simple commercial

Jeunes peu expérimentés avec un bon niveau scolaire, personnes non-diplômés mais avec un vrai vécu professionnel, salariés en reconversion… peu importe leur situation il faut qu'ils aient déjà une idée du métier, de ses avantages mais aussi de ses inconvénients.

Parmi eux, les nombreux déplacements géographiques, les inévitables refus lors de prospection et la part variable du salaire en fonction des résultats. Ce métier doit se faire dans le plaisir sinon on souffre, indique-t-elle.

Pendant les dix mois de la formation, les stagiaires se familiarisent avec les missions principales du métier : repérer les besoins du client, élaborer une offre de solutions, négocier l'offre, rédiger la proposition, analyser le marché et ses évolutions, évaluer ses performances…

Le négociateur technico-commercial n'est pas un simple commercial qui a une gamme prédéfinie de produits à vendre. Il a une vraie plus-value technique et gère le client et son offre du début jusqu'à la fin. La spécialisation technique se fait pendant les stages qui représentent 40 % du temps de la formation.

La formation, et après ?

Valérie Guillemot-Nicolas enregistre un taux de réussite de près de 90 %. Avant la crise, le taux de placement en CDI atteignait les 70 % maintenant il est de 30 %.
Le statut a évolué. Beaucoup se mettent en portage salarial ou choisissent l'auto-entrepreneuriat. Ce dernier statut permet désormais d'éviter les nombreux abus liés au statut de VRP, précise Valérie Guillemot-Nicolas.

Après quelques années d'expérience, un négociateur technico-commercial peut prétendre à des responsabilités managériales, changer de portefeuille clients (grands comptes, marché institutionnel…) ou de secteur. Dans une TPE, un négociateur technico-commercial peut devenir le bras droit du dirigeant. Enfin, certains optent également pour la création d'entreprise.

Les archives

Information

Ténacité, organisation, autonomie mais aussi capacité à travailler en équipe sont les qualités demandées.