« Ce métier fait appel à beaucoup de technologies », Claude Fouble, 57 ans, formateur au campus de Doué la Fontaine.
Transpalettes, chariots à main, frontal ou télescopique, nacelles… ces matériels de manutention sont achetés ou loués par des entreprises, des usines, des magasins ou des centres de dépôt. Des matériaux qui coûtent chers et qu’il faut entretenir. Les mécaniciens d’équipements et d’engins motorisés, option matériels de manutention sont là pour ça.
« 90 % de leur activité consiste à se déplacer chez les clients pour entretenir les machines. Les 10% restants ils travaillent en atelier et remettent en état les engins afin qu’ils puissent être revendus », déclare Claude Fouble.
Organisation, goût pour les nouvelles technologies, sens du service et de la relation client sont les qualités demandées à un mécanicien d’équipements et d’engins motorisés. « Et surtout ils doivent être autonomes, ajoute Claude Fouble. Le matin, ils reçoivent leur feuille de route où sont indiqués tous les clients de la journée et ils prennent la route. Leur secteur se trouve généralement sur un rayon de 30 km. »
Pour acquérir cette autonomie, Claude Fouble consacre les trois quarts de sa formation à des ateliers thématiques. Au programme : mécanique générale avec apprentissage de la soudure, entretien des chariots et des engins de manutention, électricité avec un focus sur la transmission électrique, électronique embarquée pour effectuer les diagnostics, hydraulique, électro-hydraulique et moteur thermique (gaz et diesel).
« Pour chaque atelier, les stagiaires démontent les engins, les entretiennent et les remontent. Ils apprennent ainsi à lire les schémas et les plans. » Et sont fin prêts pour la période en entreprise de deux semaines qui se déroule en fin de formation.
Les loueurs de matériels et les concessionnaires sont les principaux recruteurs de mécaniciens d’équipements et d’engins motorisés, option matériels de manutention. Ce métier a été durement touché par la crise mais on constate depuis six mois un frémissement au niveau des embauches.
Après quelques années d’expérience, les mécaniciens d’équipements et d’engins motorisés, option matériels de manutention peuvent devenir technicien sur route, responsable technique ou responsable d’agence.
Conduites, cuves, conteneurs... le chaudronnier / la chaudronnière fabrique des ouvrages très variés.