Electricien / électricienne d'équipement

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Electricien / électricienne d'équipement - 17/10/2011

« Un électricien d’équipement n’a pas le droit à l’erreur », Emmanuel Delarue, 40 ans formateur au campus de Bernes-sur-Oise.

Quelqu’un de confiance. Quelqu’un sur qui on peut compter. C’est ainsi qu’Emmanuel Delarue définit l’électricien d’équipement. « Un électricien d’équipement n’a pas le droit à l’erreur. Une erreur de sa part peut mettre en danger plusieurs personnes. Il doit aussi veiller à sa propre sécurité.
Il travaille en présence de tension pendant les phases de connexion, déconnexion et de mesurage. »

Rigueur, application, sérieux et ponctualité sont les qualités nécessaires à l’exercice de ce métier. « Pour les employeurs, le comportement compte dorénavant autant voire plus que les compétences techniques », indique-t-il.

Il faut dire qu’avant de débuter sa journée sur un chantier « tertiaire » (bureaux, commerces…) ou chez un particulier, l’électricien d’équipement s’approvisionne chez des grossistes « qui ouvrent dès 7 heures ».  Puis il lit les plans fournis par un bureau d’études ou son responsable  afin d’assurer la pose, l’installation et la mise en service de l'installation.

Un métier varié

Montage, câblage, raccordement, mise en service, entretien, dépannage… les tâches sont nombreuses. Et les situations diverses : travaux neufs mais aussi adaptations, réhabilitations, extensions, mises aux normes…

« Sur un chantier ou chez un particulier, les techniques sont sensiblement les mêmes. Il faut maîtriser la base domestique. Les équipements changent peu. L’aspect esthétique est un critère très important chez un particulier. On pose de l’encastré alors que sur un chantier on n’hésite pas à installer de grosses goulottes », explique Emmanuel Delarue.

Locaux d’habitation, locaux tertiaire, locaux à usage industriel, la formation s’articule autour de ces trois modules. Après avoir vu les bases théoriques et la réglementation en vigueur, les stagiaires enchaînent les situations pratiques et finissent par un stage en entreprise de trois semaines. « Un premier palier vers l’emploi. »

La formation, et après ?

Entre 70 et 75 % des stagiaires d’Emmanuel Delarue obtiennent le titre. Après un creux, les embauches reprennent. Artisans, petites entreprises, grands groupes, l’électricien d’équipement peut travailler dans tout type d’entreprises. Après quelques années, il peut évoluer vers les postes de chef d’équipe ou chef de chantier, travailler dans un bureau d’études, se spécialiser dans le photovoltaïque ou se lancer dans la création d’entreprise.

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