« Pour être un bon contrôleur technique automobile, il faut maîtriser à la fois la mécanique et l’informatique », Jean-Pierre Berenguer, 48 ans, formateur au campus d’Albi.
Contrôleur technique automobile, un métier récent. Le contrôle technique des véhicules légers n’est obligatoire que depuis 1992. Contrôleur automobile, un métier réglementé. Pour le pratiquer, il faut recevoir un agrément de l’Etat. En 2010, 5605 installations de contrôles agréées ont effectuées plus de 20 millions de contrôles techniques périodiques.
« Un contrôleur technique automobile doit inspecter 10 points établis par arrêté ministériel : identification du véhicule, freinage, direction, visibilité, éclairage et signalisation, liaison au sol, structure et carrosserie, équipements, organes mécaniques, pollution et niveau sonore », indique Jean-Pierre Berenguer.
Ces 10 points sont ensuite divisés en sous-ensemble. « Et cette année, le désembuage, le roulement et le rabattement des feux de brouillards devront être dorénavant inspectés. » Objectif : sécurité et respect de l’environnement.
En plus de la mécanique, le contrôleur technique automobile se doit de maîtriser l’informatique. Document d’identification, facturation, procès-verbal, formulaire administrative…tout est saisi par informatique.
Sur 340 m², l’atelier du campus d’Albi reproduit un centre de contrôle automobile doté d’une chaîne de contrôle et de deux salles informatiques. Un premier groupe de stagiaire effectue ainsi les opérations de contrôle tandis que le second gère les aspects administratif et commercial.
« La relation client est une dimension importante de ce métier. Un client doit savoir si son véhicule est en bon état et repartir l’esprit tranquille », déclare Jean-Pierre Berenguer. Sens du service, réactivité, rigueur et autonomie sont les qualités attendues.
Depuis peu, la formation inclut le contrôle de véhicules GPL. « Peut-être intégrerons-nous le contrôle de véhicules électriques. » Le contrôle des 2 roues de 50 cm ³ devrait devenir obligatoire au cours de l’année. « Contrôler une voiture ou un 2 roues est équivalent. Seuls les appareils changent. Les points à contrôler devraient être l’identification, la vitesse, le visuel et les pneumatiques. » Des changements qui rendront le métier plus varié.
Les contrôleurs techniques automobile sont très recherchés. « C’est un métier où le turn-over est très important et les départs à la retraite nombreux. » Après quelques années, un contrôleur technique automobile peut devenir chef de centre, responsable qualité, se tourner vers les métiers de l’audit, prendre la tête d’un réseau ou devenir indépendant.
Conduites, cuves, conteneurs... le chaudronnier / la chaudronnière fabrique des ouvrages très variés.