« Je voulais un métier social et me sentir utile », Sabrina M., 30 ans.
Un BEP comptabilité et un baccalauréat bureautique- secrétariat en alternance destinaient Sabrina M. à une carrière toute tracée de secrétaire. Ce qu’elle fut pendant deux ans. Mais cela ne me correspondait pas. C’était une orientation subie et non choisie
, explique-t-elle.
Après deux enfants et une pause professionnelle de cinq ans, Sabrina M. réfléchit à la tournure qu’elle veut donner à sa vie professionnelle. Et se souvient de son expérience de bénévole dans une association venant en aide aux personnes handicapées moteur.
Ce fut l’élément déclencheur. Cette expérience m’avait plu et je souhaitais exercer dans le social.
Elle entreprend des recherches avec l’aide de sa mère, conseillère en économie sociale et familiale, et décide de suivre la formation de conseillère en insertion professionnelle à l’AFPA de Mulhouse.
Ayant repris une activité professionnelle dans une chaîne de restauration rapide, Sabrina M. dépose une demande de CIF. Les tests et entretiens se révèlent concluants. Mais son jeune âge (27 ans alors) et son manque d’expérience (un prérequis exigé) font hésiter le formateur. Mais ma motivation a primé. Il m’a dit que je serai son challenge
, indique-t-elle.
Et le challenge fut réussi. Je suis partie deux mois avant la fin de la formation car j’avais une proposition d’embauche de l’entreprise dans laquelle j’ai réalisé mes trois périodes d’application. Je suis revenue à l’AFPA pour passer le diplôme que j’ai eu haut la main.
Sabrina M. est ainsi depuis près de deux ans et demi conseillère en Mission Locale. J’ai effectué mes stages dans une petite antenne de la Mission Locale de Colmar. A mon arrivée, un poste s’est libéré et j’ai dû remplacer la personne. Il a fallu que je sois tout de suite opérationnelle
, affirme-t-elle.
Le nouveau directeur de cette antenne lui propose un CDD de 6 mois. Puis Sabrina M. enchaîne une mission de six mois à l’antenne de Mulhouse. A la fin de la mission, elle signe un CDI. C’est une grande structure. Nous sommes 80 conseillers contre 12 à Colmar.
Son nouveau métier, choisi cette fois-ci, lui plaît énormément. J’aime tout dans mon métier. J’aime la dimension sociale de mon travail – accompagner les gens - et me sentir utile. J’apprécie aussi la part importante d’autonomie qu’on nous laisse.
Même les tâches administratives ne la rebutent pas : mon ancien cursus m’aide beaucoup
, dit-elle amusée.
Evoluer comme responsable de secteur, gérer une équipe et ne plus être en contact avec le public n’intéresse pas Sabrina M. Elle souhaite rester conseillère encore quelques années mais pourquoi pas dans une nouvelle structure.
Quels débouchés ?
70,7 % des stagiaires ont trouvé un emploi au cours des 6 mois suivant leur formation.
Quelle évolution professionnelle ?
Après quelques années d'expérience, vous pourrez devenir responsable d'équipe, directeur / directrice de structure ou de centre oeuvrant dans le champ de l'insertion.
Résistance au stress, faculté à conceptualiser, sens du dialogue sont les principales qualités d'un conseiller en insertion professionnelle.
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