« Rigueur, prise d'initiative, travail en équipe… des qualités primordiales pour devenir un bon conducteur de machine plasturgie », Michel Fischer, 46 ans, formateur au campus de formation de Lons-le-Saunier.
Pendant six ans, Michel Fischer a travaillé le plastique pour le secteur automobile. De la production pure. Après cela, j'ai voulu passer à autre chose sans pour autant quitter le milieu de la plasturgie
, explique-t-il.
Heureux hasard, le pôle plasturgie du campus de formation de Lons-le-Saunier était en cours de création. Il y avait à penser toute l'ingénierie, le contenu des formations et à mettre en œuvre les machines
, indique-t-il.
Et depuis, en vingt ans, il n'a cessé de former aux différents métiers du secteur : du régleur-monteur au technicien d'atelier et aujourd'hui au titre de conducteur de machines en plasturgie.
La mission principale du conducteur est de suivre une ou plusieurs lignes de production et de surveiller ce que l'on appelle des périphériques (robots, caméras de contrôle, machines d'assemblage et de décoration) ; en fin de ligne, sortent les produits finis : la plus grande satisfaction de ce métier avec la diversité des tâches
, affirme Michel Fischer.
Un conducteur travaille sur différentes machines qui ont des process spécifiques pour fabriquer des produits variés allant du bouchon à la coque de téléphone portable. Il peut aussi être amené à aider un technicien.
Par contre, ce métier demande beaucoup de rigueur. Un conducteur doit respecter scrupuleusement les procédures et les règles d'hygiène et de sécurité.
Pour autant, nul besoin d'avoir des connaissances spécifiques pour suivre la formation. La motivation et l'intérêt pour le métier priment. Mais connaître le milieu industriel est un plus notamment au niveau du rythme de travail (2 ou 3x8).
Au programme : beaucoup de cas pratiques. Les stagiaires découvrent les neuf lignes de presses à injecter à leur disposition. Ils apprennent à les utiliser, les conduire, à les arrêter, les redémarrer, à effectuer leur maintenance préventive, à changer les outillages, à suivre la qualité des produits…
, explique Michel Fischer.
Avant de partir quatre semaines en stage. Un moment important car ils seront au poste qu'ils occuperont après l'obtention de leur titre. C'est vraiment une occasion pour se placer.
Les régions, Franche-Comté, Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Ile-de-France sont les principaux recruteurs. Au niveau des branches, l'agro-alimentaire reste la plus pourvoyeuse d'emplois suivie de l'automobile, des industries pharmaceutique, médicale et cosmétique.
Après quelques années d'expérience, beaucoup suivent la formation de technicien d'atelier de plasturgie.
Tubes, coques de téléphone, pièces médicales... autant de produits en matière plastique.