« Le mot handicap est souvent associé à fauteuil roulant, maladie, absence. En un an de poste, je n’ai jamais été absent», Rosario Calamia, formateur conducteur du transport routier.
De la comptabilité à la conduite et de la conduite à la formation, à 38 ans Rosario Calamia a déjà connu plusieurs vies professionnelles. Pourtant rien ne le destinait à ce parcours. Malgré un CAP et BEP comptabilité, les entreprises qu’il convoite ne veulent pas l’embaucher. Il enchaîne alors les petits boulots : travail à la chaîne et manutention.
Las, il décide de se former au métier de routier. « Depuis toujours, j’aime la conduite. J’ai trouvé une entreprise pour me prendre en contrat de qualification, j’ai eu mon titre et j’ai été pendant 12 ans conducteur routier », explique-t-il.
Mais un accident de travail doublé d’un accident dans sa vie privée l’oblige à cesser son activité. «Avec mes problèmes au bras, je ne pouvais plus porter de charges lourdes, faire certains gestes. Par exemple, je n’aurais pas pu éviter un obstacle. Cela devenait dangereux. »
Ne trouvant pas de poste adapté au sein de son entreprise, Rosario Calamia décide de se réorienter. « Dans mon ancienne entreprise, j’avais été quelquefois formateur. Je me suis dit que ce serait une occasion de rester dans ce secteur. J’ai effectué une évaluation en milieu de travail, cela m’a plu », indique-t-il.
Il est ensuite orienté vers le programme Préh@ndy organisé par l’AFPA de Thionville-Yutz. « Préh@ndy m’a très utile pour me remettre à niveau mais surtout pour reprendre confiance en moi. Je suis très timide et le fait de travailler en groupe m’a aidé à vaincre cette timidité. »
A l’issue de Préh@ndy, Rosario Calamia devait s’engager dans une formation diplômante mais le responsable de formation de l’AFPA de Thionville-Yutz lui propose un poste de formateur.
Un travail qu’il juge toujours passionnant, un an après sa prise de poste. Il espère maintenant décrocher un CDI.