Après une longue remise en question, Christophe B. a créé son propre poste dans la structure qui l’avait pris comme stagiaire. Un poste qui lui permet d’utiliser ses anciennes compétences acquises dans le bâtiment et de créer du lien.
C’est le 2 novembre que Christophe B. a débuté sa nouvelle vie professionnelle. Après 20 ans dans le bâtiment où il gravit tous les échelons jusqu’à celui de chef de chantier, il foule désormais les chantiers sous la casquette d’encadrant technique d’insertion.
Embauché dans la structure où il fit ses stages, Christophe B. a par la même occasion créer son poste. « Je suis le seul encadrant technique d’insertion. Avec ce poste, j’ai développé une nouvelle activité : sauvegarder et entretenir des bâtiments anciens et contemporains », explique-t-il.
Prospection des clients potentiels, métré, devis… tout est à faire et c’est ce qui intéresse Christophe B. « J’ai déjà réalisé deux devis ce qui ne signifie pas que j’obtiendrai ces deux chantiers. » Mais il se montre confiant : « j’ai trouvé une niche : effectuer les petits travaux que les artisans ne veulent pas faire, parce que non rentable, ou n’ont pas le temps de faire : faire des enduits, rénover une murette, sceller des gonds… »
Les jeunes gens dont il s’occupe acquièrent ainsi une expérience et peuvent espérer une insertion professionnelle plus facile. C’est aussi un moyen pour Christophe B. d’avoir toujours un pied dans le bâtiment. Un secteur qu’il a eu du mal à quitter.
« Quand la médecine du travail m’a arrêté à cause de ma perte partielle d’audition, mes problèmes d’articulations et de dos ; j’ai très mal réagi. J’aimais mon métier, j’avais un passé professionnelle réussi. Je me demandais ce que j’allais devenir, ce que j’allais faire. On ne repart pas dans une autre branche professionnelle aussi facilement », déclare-t-il.
Après une longue réflexion, Christophe B. a suivi une formation d’encadrant technique d’insertion à l’AFPA de Pau. Une formation qui lui a permis de s’épanouir professionnellement une seconde fois.