« C'est un métier magnifique. On ne fait jamais la même chose, on ne peut pas s'ennuyer », Mickaël Ducoing, formateur au campus de formation du Havre.
C'est un métier de passionnés. Les gens qui font du bateau sont passionnés ; les gens qui les réparent doivent l'être aussi sinon il faut changer de métier
, affirme Mickaël Ducoing. Et passionné, Mickaël Ducoing l'est assurément.
Après un bac pro en maintenance de bateaux de plaisance, il travaille sur un chantier naval où il exerce comme agent de maintenance et mécanicien réparateur en marine de plaisance. Et depuis onze ans maintenant, il transmet cette passion aux stagiaires du campus de formation du Havre.
Les aspirants à ce métier doivent cumuler la passion du bateau mais aussi celle de la mécanique. Les deux sont indissociables.
Car contrairement à un agent de maintenance, le mécanicien réparateur entretient uniquement le moteur.
Installation, mise en service, entretien et remise en état d'un moteur diesel, essence, in board ou hors bord sont l'essentiel de ces tâches. Il doit aussi préparer les bateaux en vue de leur manutention et entretenir les équipements de bord. Logique, méticulosité et autonomie sont de rigueur. Les stagiaires ont neuf mois pour acquérir ces qualités essentielles au métier.
Au programme : apprentissage du vocabulaire spécifique au nautisme, modification d'un châssis moteur en acier ou composite, réparation des éclats, remise en état de l'électricité rattachée au moteur et des organes optionnels du bateau (direction hydraulique, tableau de bord…) ; on est loin du cliché bateau, lunette de soleil, tongs et gros salaire
, précise Mickaël Ducoing.
Une bonne résistance physique est impérative : on travaille souvent à flot et dans des espaces confinés (en fond de cale ou sur les mâts), il faut se contorsionner et parfois travailler la tête en bas.
Il faut aussi savoir gérer les amplitudes horaires (travailler 10 à 12 heures l'été et entre 3 et 6 heures l'hiver) et la relation avec les clients.
Au Havre, le taux de réussite au titre est en moyenne de 70 % et le taux de placement entre 75 et 80 %. Les chantiers de maintenance de bateaux de plaisance et les concessionnaires de moteurs de bateaux sont les principaux recruteurs.
Après quelques années d'expérience, un mécanicien-réparateur peut évoluer vers les postes de chef d'équipe, chef d'atelier ou se spécialiser dans les domaines de l'injection-diesel, de la mise au point des moteurs, de l'électricité ou de l'hydraulique. Il peut aussi se réorienter vers la mécanique automobile, de cycles ou motocycles. Le métier étant d'une grande polyvalence, les horizons professionnels sont nombreux
, indique Mickaël Ducoing.
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