« Depuis tout petit, je voulais être dans la mécanique », Maulisio S., 28 ans.
Travailler dans la mécanique était une évidence pour Maulisio S. Enfant déjà, il s'intéressait aux moteurs, aux courroies de distribution… et autres pièces qui composent un véhicule. Tout naturellement, Maulisio S. entreprend des études dans ce domaine. Il décroche un CAP de mécanique générale et poursuit par un bac professionnel qu'il n'obtiendra pas.
Pour des raisons financières, il est contraint d'arrêter ses études et enchaîne les petits boulots entre la Nouvelle-Calédonie et Wallis-Et-Futuna pendant trois ans. J'ai travaillé comme aide-mécanicien. On me proposait des missions de quelques semaines, un mois maximum. Je n'ai jamais travaillé à temps plein
, indique-t-il.
Par hasard, il découvre la formation de mécanicien-réparateur de véhicules industriels proposée par l'AFPA d'Egletons. Il n'hésite pas à quitter son île paradisiaque pour les frimas limousins. C'était ce que je voulais depuis tout petit.
Pendant 11 mois, il réapprend, dans un premier temps, les bases du métier (opération d'entretien périodique et de révision du moteur). C'est important de pouvoir remettre en pratique la théorie qu'on a appris à l'école
, explique-t-il. Puis découvre les spécificités de sa spécialisation.
J'ai découvert plein de choses. J'ai eu la chance de tomber sur un formateur pédagogue et qui prenait le temps d'approfondir les choses. Nous avons consacré une journée exceptionnelle au moteur diesel, ce qui n'était pas prévu.
Il met en application ses nouvelles connaissances dans une société de réparation mécanique de Limoges. J'étais amené à réparer aussi bien les véhicules industriels que les véhicules légers.
Le stage se déroulant bien, Maulisio demande s'il ne pourrait pas poursuivre son travail après la formation. Le gérant de l'entreprise était favorable mais je n'ai pu donner suite à cette proposition car à l'époque je n'avais pas de moyen de locomotion et je ne connaissais personne. L'appartement que je venais de trouver était à l'opposé de l'entreprise
, explique-t-il.
Mais Maulisio ne restera pas longtemps sans emploi. Diplômé fin septembre, il est embauché en CDI en octobre chez Mercedes-Benz. C'est un poste intéressant. La mécanique d'aujourd'hui est beaucoup plus complexe.
C'est pourquoi, la société envoie son personnel se former tous les trois mois. Nous nous formons au diagnostic, découvrons les nouvelles technologies, les nouveaux moteurs mis sur le marché. A la fin de la formation, nous passons un test validé par un certificat. En cas d'échec, nous devons repasser le test.
Une exigence qui permet à Maulisio S. d'être constamment à la pointe des connaissances.
Dans un avenir proche, Maulisio S. aimerait quitter le travail en atelier pour devenir technicien puis plus tard être formateur. C'est mon rêve
, assure-t-il.
Quelles débouchés ?
En 2008, 27 959 offres d'emplois ont été déposées par les entreprises. Et 87, 8 % des stagiaires ont trouvé un emploi dans les six mois suivants leur formation.
Quelle évolution professionnelle ?
Après quelques années d'expérience, vous pourrez devenir chef d'équipe, chef d'atelier ou bifurquer vers les métiers de la vente.
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